NICOLAS OTTON : « UN VECTEUR D’INVESTISSEMENT POSITIF »

Laurent de Vivie bnp art paris

Cette année, BNP Paribas Banque Privée remettra le très attendu prix « Un Regard sur la scène française » pendant Art Paris. Son directeur Nicolas Otton et son directeur marketing Laurent de Vivie nous le présentent. 

Cette année, vous êtes partenaire premium d’Art Paris et vous y remettez le prix « BNP Paribas Banque Privée : Un Regard sur la scène française »…
Laurent de Vivie : Notre engagement dans l’art contemporain, et dans l’art tout court, est très fort. Nos clients y sont attachés, et nous partageons ces émotions avec eux. Donc, pour nous, il s’agit de donner des émotions, aussi bien à nos clients qu’à nos équipes. Et en même temps, être un vecteur d’investissement positif.

Et comment se structure votre partenariat avec Art Paris ?
Laurent de Vivie : Ce partenariat repose sur un ADN commun : tout comme Art Paris, nous avons une approche entrepreneuriale et nous bénéficions d’une structure à taille humaine. Ce qui nous plaît avec Art Paris, c’est sa mise en avant de la scène française. Et nous avons renforcé ce lien car il nous semblait essentiel d’ouvrir nos clients à l’art contemporain. Notre rôle n’est pas de porter un jugement sur l’art, mais d’expliquer les dynamiques du marché, notamment celles des galeries.
Nicolas Otton : En tant que première banque privée en France, nous constatons que 40 % de nos clients se déclarent collectionneurs. Nous voulons donc les accompagner dans un monde souvent perçu comme sélectif et fermé. Depuis 50 ans, notre service de conseil en art apporte cette expertise solide et sérieuse à nos clients, en les guidant vers des acquisitions responsables et informées.

L’art contemporain est-il un placement socialement responsable ?
Nicolas Otton : Tout dépend du regard que l’on porte sur lui. Nos clients l’intègrent pleinement à leur patrimoine, et nous sommes ravis de les rassembler autour d’œuvres, qu’elles soient classiques au Louvre ou contemporaines à Pompidou.
Laurent de Vivie : Soutenir la scène française, c’est aussi un engagement pour l’avenir. Avec nos prix, résidences et suivis d’artistes, nous contribuons à faire vivre cet écosystème. Avec le conseil en art, nous aidons nos clients à structurer leur patrimoine artistique, à trouver les bons interlocuteurs et à transmettre leur collection. Enfin, le prêt d’œuvres pour des expositions est un levier essentiel, il permet au grand public d’accéder à des pièces qu’il n’aurait pas l’occasion de voir autrement.

« NOUS PROPOSONS CE « MONEY CAN’T BUY » QUI DONNE ACCÈS AUX COULISSES DE LA CRÉATION. »  NICOLAS OTTON

 

L’art contemporain est-il une passion plus durable que d’autres chez vos clients ?
Nicolas Otton : L’engouement pour l’art contemporain ne date pas d’hier, mais de plusieurs décennies. Notre rôle est d’orienter nos clients vers les bonnes galeries et de les aider à accompagner les artistes sur le long terme, un vrai défi… Nous apportons une expertise indépendante : où vendre, comment négocier les frais, quelles sont les meilleures places de marché, sans jamais conseiller l’achat d’un artiste en particulier… L’art est un secteur en pleine mutation, qui suscite de nombreuses réflexions. Nous restons donc attentifs tout en soulignant les points de vigilance d’un marché imprévisible.

Qu’attendez-vous de cette édition d’Art Paris ?
Laurent de Vivie : Nous attendons Art Paris 2025 avec impatience, notamment son retour au Grand Palais historique, qui nous permettra d’accueillir davantage de monde. Nous restons très sélectifs dans notre approche, avec un jury de haut niveau mêlant journalistes, institutionnels et experts du monde de l’art. Ce prix, doté de 40 000 euros, a une vocation particulière : soutenir les artistes en milieu de carrière, souvent oubliés entre les jeunes talents et les figures déjà établies. L’objectif est de leur donner un véritable coup de boost.

Quel est le profil de vos clients collectionneurs d’art contemporain ?
Nicolas Otton : Nos collectionneurs sont très variés : ils peuvent aussi bien être des jeunes passionnés que des amateurs plus établis. L’intérêt pour l’art contemporain ne se limite pas aux générations plus âgées, il touche aussi une nouvelle vague d’acheteurs attirés par des formes variées, du street art à la céramique, en passant par le verre et la sculpture. C’est un public mixte, autant féminin que masculin.

Pourquoi cet attachement à la scène française ?
Laurent de Vivie : Nous apprécions toutes les formes d’art, mais notre ancrage est français et nos clients aussi. Il nous semble naturel de soutenir la scène artistique locale, qui regorge de talents. Cela ne nous empêche pas d’avoir une ouverture internationale, comme le montre notre partenariat avec le fonds de dotation du Louvre, où l’art du monde entier est représenté. La France retrouve une place de choix sur la scène artistique mondiale, et nous sommes fiers d’accompagner cette dynamique.

Les entrepreneurs du Next 40 et de la French Tech 120 sont-ils sensibles à l’art contemporain ?
Nicolas Otton : Oui, et nous les connaissons bien : 80 % des Next 40 et 78 % des entreprises du French Tech 120 sont clients de BNP Paribas Banque Privée. Leur goût est très varié, mais un point commun se dégage, la curiosité. Ils recherchent l’exclusivité, les pépites, et aiment découvrir de nouveaux talents.

L’art contemporain est également une expérience. De quelle façon BNP Paribas accompagne-t-elle ses clients dans cette approche immersive ?
Nicolas Otton : Nous proposons des expériences uniques, ce « money can’t buy » qui donne accès aux coulisses de la création. Cette immersion s’étend à d’autres dimensions : rencontres avec des artistes, projets culturels avec la fondation WPI de Forest Whitaker et même une performance du Boléro de Ravel revisité en électro par des jeunes du lycée Turgot dans les ateliers de chez POUSH à Aubervilliers.

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Par Raphaël Baumann
Photo Davide Carson